Joan Mitchell

Joan Mitchell était une artiste abstraite américaine et l’une des figures de proue de l’École de New York. Elle s’est fait connaître au cœur de l’effervescence de l’expressionnisme abstrait dans les années 1950 et est célèbre pour ses peintures gestuelles, ses dessins et ses gravures. Mitchell a passé une grande partie de sa vie en France, où elle s’est imprégnée de l’influence de l’impressionnisme et du postimpressionnisme. Animée par la lumière, la couleur et la texture, son art vibre au rythme du monde naturel.

Née en 1925, Mitchell a étudié à la School of the Art Institute of Chicago. Arrivée à New York en 1949, elle a pris sa place au sein d’une génération émergente d’artistes abstraits, exposant aux côtés de figures telles que Willem de Kooning et Jackson Pollock. Aux côtés d’Helen Frankenthaler, de Lee Krasner et d’une poignée d’autres, elle fut l’une des rares femmes peintres de cette période à acquérir une large reconnaissance.

À partir de 1955, Mitchell commença à passer de plus en plus de temps en France, pour finalement s’installer à Paris en 1959. Ses premières toiles, telles que City Landscape (1955) et Ladybug (1957), témoignent de l’émergence de son langage exubérant. Mitchell a combiné l’influence de l’abstraction américaine avec les enseignements du modernisme européen, s’inspirant notamment de l’œuvre de Vincent van Gogh et de Paul Cézanne. C’est également à cette époque qu’elle a rencontré le peintre canadien Jean-Paul Riopelle, avec lequel elle entretiendra une relation amoureuse tumultueuse jusqu’en 1979.

En 1968, Mitchell s’installe dans une maison à Vétheuil, près de l’ancienne demeure de Claude Monet. Une grande exposition à la Fondation Louis Vuitton, à Paris, entre 2022 et 2023, a exploré la relation entre les deux artistes. Alors que Monet avait tenté de capturer la beauté changeante du paysage naturel, Mitchell restait catégorique sur le fait que ses peintures étaient non figuratives. « Je préfère laisser la nature à elle-même », expliquait-elle. « Elle est déjà assez belle telle qu’elle est. Je ne la reproduis certainement jamais. Je préfère peindre ce qu’elle me laisse. » Des chefs-d’œuvre tels que Les Bluets (1973), La Vie en Rose (1979), sa série River et ses derniers Sunflowers témoignent de cette approche.

Christie’s continue de dominer le marché des œuvres de Mitchell. En 2018, Blueberry (1969) s’est vendu pour 16 625 000 dollars, établissant un nouveau record aux enchères. Parmi les autres tableaux notables vendus chez Christie’s, citons La Grande Vallée VII (1983), Untitled (1989) et 12 Hawks at 3 O'Clock (1960), qui ont chacun atteint des prix supérieurs à 14 000 000 $.


JOAN MITCHELL (1925-1992)

City Landscape

Joan Mitchell (1925-1992)

La Grande Vallée VII

Joan Mitchell (1925-1992)

12 Hawks at 3 O'Clock

JOAN MITCHELL (1925-1992)

Cherchez l’aiguille

Joan Mitchell (1925-1992)

Russian Easter

Joan Mitchell (1925-1992)

The 14th of July

JOAN MITCHELL (1925-1992)

Butterfly Beach

Joan Mitchell (1925-1992)

Mont St. Hilaire