ATTRIBUÉ À AMBROSIUS BENSON (LOMBARDIE VERS 1495-1550 BRUGES)
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Provenant d'une collection particulière européenne
ATTRIBUÉ À AMBROSIUS BENSON (LOMBARDIE VERS 1495-1550 BRUGES)

L'Adoration des mages

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ATTRIBUÉ À AMBROSIUS BENSON (LOMBARDIE VERS 1495-1550 BRUGES)
L'Adoration des mages
huile sur panneau
109 x 97 cm. (42.15⁄16 x 38 3⁄16 in.)
Provenance
Dr. A. K. Gardiner, New York (selon le catalogue de vente de 1927, op. cit. infra).
Dr. John E. Stillwell (1853-1930), New York ; sa vente, American Art Association, The Anderson Galleries, New York, 1er décembre 1927, lot 199 (comme 'Ambrosius Benson').
F. Kleinberger, Paris et New York, en 1929 ; sa vente, American Art Association, New York, 18 novembre 1932, lot 42 (comme 'Ambrosius Benson').
Frits Philips (1905-2005), Eindhoven ; sa vente, Sotheby Mak van Waay, Amsterdam, 5 décembre 2006, lot 446 (comme 'studio of Ambrosius Benson').
Galleria Luigi Caretto, Turin (comme 'Ambrosius Benson').
Collection particulière, Italie.
Literature
The Burlington Magazine, avril 1929, 54, 313, s. p., reproduit en noir et blanc (comme 'Ambrosius Benson') (selon un extrait conservé à la Documentation des peintures du Louvre).
C. Burrows, 'Exhibition of Flemish Primitive Painting', Parnassus, novembre 1929, I, VII, p. 9 (comme 'Ambrosius Benson').
J. Shapley, 'The Antwerp Exhibition of Old Flemish Art', Parnassus, novembre 1930, II, VII, p. 8 (comme 'Ambrosius Benson').
International Studio, juillet 1930, XCVI, reproduit en noir et blanc p. 66 (comme 'Ambrosius Benson').
Collectif, Trésor de l'art flamand du Moyen âge au XVIIIe siècle. Mémorial de l'exposition d'art flamand à Anvers 1930, Paris, 1932, I, p. 98, n°10 (comme 'Ambrosius Benson').
G. Marlier, Ambrosius Benson et la peinture à Bruges au temps de Charles-Quint, Damme, 1957, pp. 206-207 et p. 289, n°26 (comme 'Ambrosius Benson'), reproduit pl. XI.
Exhibited
New York, F. Kleinberger Galleries, A loan exhibition of Flemish Primitives in aid of the Free Milk Fund for Babies, Inc., 26 octobre-16 novembre 1929, n°61 (comme 'Ambrosius Benson').
Anvers, Exposition internationale coloniale, maritime et d'art flamand. Section d'art flamand ancien, juin-septembre 1930, n°10 (comme 'Ambrosius Benson').
Further details
ATTRIBUTED TO AMBROSIUS BENSON, THE ADORATION OF THE MAGI, OIL ON PANEL

Originally from Lombardy, Ambrosius Benson (c. 1495-1550) became a citizen of Bruges in 1518, where he first worked in the studio of Gérard David (1460-1536) before establishing himself as an independent master in 1519. The artist quickly achieved great success. His style, a combination of David's pictorial language and a brighter colour palette imported from his native Lombardy, was much appreciated both in his adopted country and in Spain, the links between Bruges and Castile being strong at the time thanks to the wool trade. However, in the centuries following his death, Benson's paintings were dispersed and his identity became unclear. It was only at the beginning of the Twentieth Century, with the great expert Max Friedländer (1867-1958), that Benson's oeuvre was gradually reconstituted. Friedländer first made the connection between the Altar of Saint Anthony of Padua (Musées Royaux des Beaux-Arts, Brussels, inv. no. 4129) signed with the artist's monogram 'AB', and a group of paintings in Spain previously given to the 'Master of Segovia'. Using this nucleus, he created a coherent body of work for the artist. As Georges Marlier (1898-1968) observed, Friedländer attributed several Adorations to Benson that are now considered to be the work of his entourage. However, this is not the case for the present painting, which he believed remains the work of Benson himself (see G. Marlier, 1957, op. cit., pp. 206-207).

This Adoration incorporates many influences from works that Benson would have had the opportunity to study in Bruges. The Virgin and Child, as well as Melchior, seen in a green cloak in the centre of the composition, are almost a mirror image of the figures in David’s Adoration in the Musées Royaux des Beaux-Arts, Brussels (inv. no. 740). Balthasar, who is standing on the right, evokes the model of the young magi in the Monforte Altarpiece, a painting by Hugo van der Goes (c. 1430/1440-1482) now in the Gemäldegalerie, Berlin (inv. no. 1718). There are also echoes of other paintings by Benson himself. The Virgin's face is related to that of the Magdalene from the Pietà in the San Francisco Museum of Fine Arts (inv. no. 1956.90), and St Joseph's face is of the same type as the St John the Evangelist from his Pentecost in the North Carolina Museum of Art, Raleigh (inv. no. G.52.11.1). Benson combines these elements with great fluidity in a remarkably open composition, lending the painting a notable sense of grace.

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Olivia Ghosh
Olivia Ghosh Associate Specialist

Lot Essay

D’origine lombarde, Ambrosius Benson (vers 1495-1550) devient citoyen de Bruges en 1518, où il travaille d’abord dans l’atelier de Gérard David (1460-1536) avant de s’y établir comme maître indépendant en 1519. L’artiste connait vite un grand succès. Son style, hérité du langage pictural de David et mêlé à une palette de couleurs plus vive influencée par sa Lombardie natale, est beaucoup apprécié aussi bien dans son pays adoptif qu’en Espagne, les liens entre Bruges et la Castille étant privilégies à l’époque grâce au commerce de la laine. Cependant, pendant les siècles qui suivent son décès, les tableaux de Benson sont dispersés et son identité devient nébuleuse. Ce n’est qu’au début du XXe siècle, avec le grand expert Max Friedländer (1867-1958), que l’œuvre de Benson est peu à peu à nouveau reconstitué. Friedländer fait d’abord le lien entre le Retable de Saint Antoine de Padoue (musées royaux des Beaux-Arts, Bruxelles, no. inv. 4129) signé avec le monogramme de l’artiste ‘AB’, et un groupe de tableaux en Espagne auparavant donné au ‘maître de Ségovie’. Utilisant ce noyau, il crée un corpus cohérent pour l’artiste. Comme l’observe Georges Marlier (1898-1968), Friedländer donne à Benson plusieurs Adorations qui sont aujourd’hui considérées comme étant l’œuvre de son entourage. Ce n’est néanmoins pas le cas pour le tableau ci-présent, qui reste selon lui de la main du peintre (voir G. Marlier, 1957, op. cit., pp. 206-207).

Notre Adoration reprend de nombreuses influences tirées des œuvres que Benson aurait pu étudier dans sa ville d’adoption. La Vierge et l’Enfant, ainsi que Melchior vêtu d’un manteau vert au centre de la composition, sont le reflet des modèles que David introduit dans son Adoration actuellement conservée aux musées royaux des Beaux-Arts à Bruxelles (no. inv. 740). Par contre, Balthasar, qui se tient debout à droite, évoque le modèle du jeune mage du Retable de Monforte, tableau d’Hugo van der Goes (vers 1430⁄1440-1482) aujourd’hui à la Gemäldegalerie de Berlin (no. inv. 1718). Nous y trouvons également des échos d’autres tableaux de Benson lui-même. Le visage de la Vierge est apparenté à celui de la Madeleine de la Pietà conservée au musée de Beaux-Arts de San Francisco (no. inv. 1956.90), et le visage de saint Joseph est du même type que le saint Jean Évangéliste de la Pentecôte du North Carolina Museum of Art, Raleigh (no. inv. G.52.11.1). Benson combine ces éléments avec une grande souplesse dans un dispositif scénique assez libre, prêtant au tableau son allure grâcieuse.

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