拍品专文
Ce large bureau plat est un véritable manifeste de l'ébénisterie sous la Régence. Les bronzes ornant les pieds de ce meuble, chutes en têtes de lion et sabots en griffes de lion avec des lanières, se retrouvent sur un bureau en marqueterie Boulle estampillé NG (pour Noël Gérard), provenant des collections du 2e marquis de Bute (1793-1848), vendu par Christie’s Londres, le 3 juillet 1996, n°50 (353 000 £). Ces bronzes s’inspirent directement de l’oeuvre d’André-Charles Boulle notamment des chutes à têtes de lion trouvées sur les commodes Julliot /Radix de Saint-Foy /Calonne (coll. Akkram Ojjeh, Sotheby’s Monaco le 25 juin 1979, n° 31).
L’estampille NG frappée sur ce bureau se retrouve sur un petit nombre de meubles de factures très diverses, datant des mêmes années 1720-1730 : un bureau plat en ébène (Toledo Museum of arts) ; un autre bureau d’inspiration boullienne en amarante (galerie David Drey, Londres, vers 1960) ; un trictrac en bois noirci (coll. privée Paris) ; une petite commode en tombeau (Christie’s Londres le 13 juin 1991, n°85) ; une commode à la régence en palissandre (coll ; Camoin, vente Toulouse 2 avril 1987) ; la commode de Jeanne Lanvin (Sotheby’s Paris, le 16 octobre 2007, n°42) ; une commode en écaille (coll. Lionel Rothschild puis Cummings, Christie’s New York, 21 mai 1996, n°238). Cette estampille abréviative est acceptée comme celle de Noël Gérard (1685-1736).
Noël Gérard, demi-frère de Jacques Dubois, est né en 1685 (ce qui fait de lui le contemporain de Cressent). Après le décès de son père, il eut pour tuteur en 1699 son oncle, l’ébéniste Pierre Lelibon. En 1701, il fut placé comme alloué auprès de l’ébéniste François Clabaux. Installé dés lors au faubourg Saint-Antoine, il se fit recevoir à la maîtrise et épousa en 1710 Marie-Madeleine Collin, fille de l’ébéniste Nicolas Collin, et belle-sœur de l’ébéniste Pierre Moulin. Madeleine Collin était la veuve de l’ébéniste Jean Chrestien, aussi Gérard reprit-il grâce à son mariage, l’atelier de ce dernier qui était alors spécialisé dans la marqueterie Boulle.
Entre 1715 et 1719, son adresse commerciale était grande rue du Faubourg, Au Cabinet d’Allemagne. En même temps, il était le principal locataire de deux maisons dans la même grande rue, Au Nom de Jésus et A la Levrette, dont il sous-louait la plupart des espaces. Il sous-traitait déjà une partie de sa production et eut un différent en 1711 avec l’ébéniste Charles Bernonville au sujet d’une bibliothèque défectueuse.
Ses affaires prospérant, il fut en mesure en 1725 d’acheter le Magasin Général, sorte de dépôt-vente de meubles et objets d’ameublement installé dans le centre de Paris, dans l’ancien hôtel du financier Jabach, rue Saint-Martin. Gérard rachetait en même temps pour 25 000 L de stock. L’année suivante, en juillet 1726, il se fit recevoir à la maîtrise de marchand mercier. A son décès en 1735, la valeur de son stock était estimée la somme considérable de 116 838 L. Son stock comprenait toutes sortes d’articles d’ameublement, sièges et tables de bois sculpté, miroirs et trumeaux, tapisseries, luminaires et chenets de bronze doré, petits bronzes, tableaux, etc. . L’ébénisterie représentait à peine 15 % de la valeur de l’ensemble, consistant surtout en pendules (plus de quatre-vingt dont trente-quatre en bâtis) ; commodes (au nombre de trente-sept, dont quatre en bâtis, seize en tombeau et sept à la régence), encoignures, serre-papiers et secrétaires. Les bureaux (au nombre de vingt-trois) comptaient parmi les meubles les plus chers. On note ici l’existence d’un « grand bureau en bois de violette garni de tiroirs, orné de bronzes dorés d’or moulu, 600L ». Les grandes bibliothèques en bois noirci ou en marqueterie Boulle étaient prisées entre 100 et 250L chaque, les plus précieuses étant la paire estimée 4 000 L, correspondant à l’armoire de Machault d’Arnouville et son pendant.
Si un certain nombre de ces pièces étaient des marchandises d’occasion, la grande majorité étaient des meubles acquis par Gérard auprès de ses collègues ébénistes parisiens ( attribuables à Doirat, Painsun, Carel et le « maître aux pagodes »). Néanmoins, en 1736, Gérard avait maintenu un petit atelier d’ébénisterie en état de fonctionnement, avec sept établis et des stocks de bois de placage (amarante, palissandre, bois de Cayenne, bois violet et ‘bois rouge’). L’atelier ne se contentait pas de réparer les marchandises d’occasion puisqu’on y décrit quelques meubles en cours de fabrication, dont quatre commodes, quatre bureaux et deux secrétaires avec des stocks de bronze ou de mitraille de cuivre et des garnitures en bronze de commodes et de bureaux.
L’estampille abréviative NG correspond-elle à cette petite frange de meubles produits dans son atelier ? Cela n’est pas certain, la grande diversité des pièces portant cette estampille ne montrant aucune unité stylistique et ne permettant pas de cerner un corpus d’œuvres distinct.
Sa clientèle comptait un prince du sang (le comte de Clermont) et le duc de Noailles, des parlementaires comme le fils de Samuel Bernard, le président des Rieux ou le président Molé, le roi de Pologne Stanislas Lezczynski, des ambassadeurs comme le marquis de Castellar, ambassadeur d’Espagne, ou lord Waldegrave ambassadeur d’Angleterre, des riches étrangers comme le prince de Carignan et le comte de Hoym ou encore le colonel des Suisses et le financier Leriche de la Poplinière, le comte de Wateville, le chevalier d’Erlac.
This large desk, probably designed as a library table, is a true manifesto of cabinetmaking during the Regence period. The bronzes adorning the feet of this piece, lion’s head chutes and lion’s paw sabots with straps, are identical to those found on a Boulle marquetry desk stamped NG (for Noël Gérard), formerly in the collection of the 2nd Marquis of Bute (1793–1848), sold at Christie’s London, 3 July 1996, no. 50 (£353,000). These bronzes are directly inspired by the work of André-Charles Boulle, notably the lion’s head chutes found on the commodes Julliot / Radix de Saint-Foy / Calonne (collection Akkram Ojjeh, Sotheby’s Monaco, 25 June 1979, no. 31).
The stamp NG appearing on this desk is also found on a small number of pieces of widely varying types, dating from the same period, the 1720s-1730s: a flat bureau in ebony (Toledo Museum of Art); another Boulle-inspired desk in amaranth (David Drey Gallery, London, c. 1960); a trictrac table in ebonized wood (private collection, Paris); a small commode en tombeau (Christie’s London, 13 June 1991, no. 85); a Régence commode in rosewood (Camoin collection, Toulouse sale, 2 April 1987); the commode of Jeanne Lanvin (Sotheby’s Paris, 16 October 2007, no. 42); and a tortoiseshell commode (Lionel Rothschild then Cummings collections, Christie’s New York, 21 May 1996, no. 238). This abbreviated stamp is accepted as that of Noël Gérard (1685-1736).
Noël Gérard, half-brother of Jacques Dubois, was born in 1685 (making him a contemporary of Cressent). After his father’s death, he was placed under the guardianship, in 1699, of his uncle, the cabinetmaker Pierre Lelibon. In 1701, he was apprenticed to the ébéniste François Clabaux. Settled thereafter in the faubourg Saint-Antoine, he was received as a master and in 1710 married Marie-Madeleine Collin, daughter of the ébéniste Nicolas Collin and sister-in-law of Pierre Moulin, also a cabinetmaker. Madeleine Collin was the widow of Jean Chrestien, ébéniste, and through this marriage Gérard inherited Chrestien’s workshop, which at that time specialized in Boulle marquetry.
Between 1715 and 1719 his commercial address was Grande Rue du Faubourg, Au Cabinet d’Allemagne. At the same time, he was the principal tenant of two houses on the same street, Au Nom de Jésus and À la Levrette, subletting most of the spaces. Already subcontracting part of his production, he had a dispute in 1711 with the cabinetmaker Charles Bernonville regarding a defective bookcase.
As his business prospered, Gérard was able in 1725 to purchase the Magasin Général, a kind of furniture and furnishings depot located in the center of Paris, in the former Hôtel of the financier Jabach, rue Saint-Martin. At the same time, he acquired stock valued at 25,000 livres. The following year, in July 1726, he was received as a marchand-mercier. Upon his death in 1735, the value of his stock was appraised at the considerable sum of 116,838 livres.
His inventory included all kinds of furnishings: carved-wood seats and tables, mirrors and trumeaux, tapestries, lighting fixtures and gilt-bronze chenets, small bronzes, paintings, etc. Cabinetmaking represented barely 15% of the total value, consisting mainly of clocks (over eighty, of which thirty-four were unfinished), commodes (thirty-seven in number, including four unfinished, sixteen tombeau and seven Régence types), encoignures, serre-papiers, and secrétaires. The desks (twenty-three in all) ranked among the most expensive items. One notes, for example, the existence of a “large bureau in violetwood fitted with drawers, adorned with gilt-bronze mounts in or moulu, 600 L.” Large bookcases in ebonized wood or Boulle marquetry were valued between 100 and 250 L each, the most precious being a pair estimated at 4,000 L, corresponding to the armoire of Machault d’Arnouville and its counterpart.
While some of these pieces were second-hand goods, the majority were furnishings acquired by Gérard from his fellow Parisian cabinetmakers (attributable to Doirat, Painsun, Carel, and the so-called “maître aux pagodes”). Nevertheless, in 1736 Gérard still maintained a small functioning cabinetmaking workshop, equipped with seven benches and stocks of veneer woods (amaranth, rosewood, Cayenne wood, violetwood, and “bois rouge”). The workshop did not merely repair used goods, as the inventory lists several pieces in progress: four commodes, four bureaux, and two secrétaires, along with stocks of bronze or copper scrap and gilt-bronze mounts for commodes and bureaux.
Does the abbreviated stamp NG correspond to this small subset of pieces produced in his own workshop? This remains uncertain, as the wide variety of pieces bearing this mark shows no stylistic unity and does not allow a distinct corpus of works to be defined.
His clientele included a prince du sang (the Comte de Clermont) and the Duc de Noailles; magistrates such as the son of Samuel Bernard, Président des Rieux and Président Molé; Stanislas Leszczynski, King of Poland; ambassadors such as the Marquis de Castellar, ambassador of Spain, and Lord Waldegrave, ambassador of England; as well as wealthy foreigners such as the Prince of Carignan, the Comte de Hoym, Colonel des Suisses, and the financier Leriche de la Poplinière, the Comte de Wateville, and the Chevalier d’Erlac.
L’estampille NG frappée sur ce bureau se retrouve sur un petit nombre de meubles de factures très diverses, datant des mêmes années 1720-1730 : un bureau plat en ébène (Toledo Museum of arts) ; un autre bureau d’inspiration boullienne en amarante (galerie David Drey, Londres, vers 1960) ; un trictrac en bois noirci (coll. privée Paris) ; une petite commode en tombeau (Christie’s Londres le 13 juin 1991, n°85) ; une commode à la régence en palissandre (coll ; Camoin, vente Toulouse 2 avril 1987) ; la commode de Jeanne Lanvin (Sotheby’s Paris, le 16 octobre 2007, n°42) ; une commode en écaille (coll. Lionel Rothschild puis Cummings, Christie’s New York, 21 mai 1996, n°238). Cette estampille abréviative est acceptée comme celle de Noël Gérard (1685-1736).
Noël Gérard, demi-frère de Jacques Dubois, est né en 1685 (ce qui fait de lui le contemporain de Cressent). Après le décès de son père, il eut pour tuteur en 1699 son oncle, l’ébéniste Pierre Lelibon. En 1701, il fut placé comme alloué auprès de l’ébéniste François Clabaux. Installé dés lors au faubourg Saint-Antoine, il se fit recevoir à la maîtrise et épousa en 1710 Marie-Madeleine Collin, fille de l’ébéniste Nicolas Collin, et belle-sœur de l’ébéniste Pierre Moulin. Madeleine Collin était la veuve de l’ébéniste Jean Chrestien, aussi Gérard reprit-il grâce à son mariage, l’atelier de ce dernier qui était alors spécialisé dans la marqueterie Boulle.
Entre 1715 et 1719, son adresse commerciale était grande rue du Faubourg, Au Cabinet d’Allemagne. En même temps, il était le principal locataire de deux maisons dans la même grande rue, Au Nom de Jésus et A la Levrette, dont il sous-louait la plupart des espaces. Il sous-traitait déjà une partie de sa production et eut un différent en 1711 avec l’ébéniste Charles Bernonville au sujet d’une bibliothèque défectueuse.
Ses affaires prospérant, il fut en mesure en 1725 d’acheter le Magasin Général, sorte de dépôt-vente de meubles et objets d’ameublement installé dans le centre de Paris, dans l’ancien hôtel du financier Jabach, rue Saint-Martin. Gérard rachetait en même temps pour 25 000 L de stock. L’année suivante, en juillet 1726, il se fit recevoir à la maîtrise de marchand mercier. A son décès en 1735, la valeur de son stock était estimée la somme considérable de 116 838 L. Son stock comprenait toutes sortes d’articles d’ameublement, sièges et tables de bois sculpté, miroirs et trumeaux, tapisseries, luminaires et chenets de bronze doré, petits bronzes, tableaux, etc. . L’ébénisterie représentait à peine 15 % de la valeur de l’ensemble, consistant surtout en pendules (plus de quatre-vingt dont trente-quatre en bâtis) ; commodes (au nombre de trente-sept, dont quatre en bâtis, seize en tombeau et sept à la régence), encoignures, serre-papiers et secrétaires. Les bureaux (au nombre de vingt-trois) comptaient parmi les meubles les plus chers. On note ici l’existence d’un « grand bureau en bois de violette garni de tiroirs, orné de bronzes dorés d’or moulu, 600L ». Les grandes bibliothèques en bois noirci ou en marqueterie Boulle étaient prisées entre 100 et 250L chaque, les plus précieuses étant la paire estimée 4 000 L, correspondant à l’armoire de Machault d’Arnouville et son pendant.
Si un certain nombre de ces pièces étaient des marchandises d’occasion, la grande majorité étaient des meubles acquis par Gérard auprès de ses collègues ébénistes parisiens ( attribuables à Doirat, Painsun, Carel et le « maître aux pagodes »). Néanmoins, en 1736, Gérard avait maintenu un petit atelier d’ébénisterie en état de fonctionnement, avec sept établis et des stocks de bois de placage (amarante, palissandre, bois de Cayenne, bois violet et ‘bois rouge’). L’atelier ne se contentait pas de réparer les marchandises d’occasion puisqu’on y décrit quelques meubles en cours de fabrication, dont quatre commodes, quatre bureaux et deux secrétaires avec des stocks de bronze ou de mitraille de cuivre et des garnitures en bronze de commodes et de bureaux.
L’estampille abréviative NG correspond-elle à cette petite frange de meubles produits dans son atelier ? Cela n’est pas certain, la grande diversité des pièces portant cette estampille ne montrant aucune unité stylistique et ne permettant pas de cerner un corpus d’œuvres distinct.
Sa clientèle comptait un prince du sang (le comte de Clermont) et le duc de Noailles, des parlementaires comme le fils de Samuel Bernard, le président des Rieux ou le président Molé, le roi de Pologne Stanislas Lezczynski, des ambassadeurs comme le marquis de Castellar, ambassadeur d’Espagne, ou lord Waldegrave ambassadeur d’Angleterre, des riches étrangers comme le prince de Carignan et le comte de Hoym ou encore le colonel des Suisses et le financier Leriche de la Poplinière, le comte de Wateville, le chevalier d’Erlac.
This large desk, probably designed as a library table, is a true manifesto of cabinetmaking during the Regence period. The bronzes adorning the feet of this piece, lion’s head chutes and lion’s paw sabots with straps, are identical to those found on a Boulle marquetry desk stamped NG (for Noël Gérard), formerly in the collection of the 2nd Marquis of Bute (1793–1848), sold at Christie’s London, 3 July 1996, no. 50 (£353,000). These bronzes are directly inspired by the work of André-Charles Boulle, notably the lion’s head chutes found on the commodes Julliot / Radix de Saint-Foy / Calonne (collection Akkram Ojjeh, Sotheby’s Monaco, 25 June 1979, no. 31).
The stamp NG appearing on this desk is also found on a small number of pieces of widely varying types, dating from the same period, the 1720s-1730s: a flat bureau in ebony (Toledo Museum of Art); another Boulle-inspired desk in amaranth (David Drey Gallery, London, c. 1960); a trictrac table in ebonized wood (private collection, Paris); a small commode en tombeau (Christie’s London, 13 June 1991, no. 85); a Régence commode in rosewood (Camoin collection, Toulouse sale, 2 April 1987); the commode of Jeanne Lanvin (Sotheby’s Paris, 16 October 2007, no. 42); and a tortoiseshell commode (Lionel Rothschild then Cummings collections, Christie’s New York, 21 May 1996, no. 238). This abbreviated stamp is accepted as that of Noël Gérard (1685-1736).
Noël Gérard, half-brother of Jacques Dubois, was born in 1685 (making him a contemporary of Cressent). After his father’s death, he was placed under the guardianship, in 1699, of his uncle, the cabinetmaker Pierre Lelibon. In 1701, he was apprenticed to the ébéniste François Clabaux. Settled thereafter in the faubourg Saint-Antoine, he was received as a master and in 1710 married Marie-Madeleine Collin, daughter of the ébéniste Nicolas Collin and sister-in-law of Pierre Moulin, also a cabinetmaker. Madeleine Collin was the widow of Jean Chrestien, ébéniste, and through this marriage Gérard inherited Chrestien’s workshop, which at that time specialized in Boulle marquetry.
Between 1715 and 1719 his commercial address was Grande Rue du Faubourg, Au Cabinet d’Allemagne. At the same time, he was the principal tenant of two houses on the same street, Au Nom de Jésus and À la Levrette, subletting most of the spaces. Already subcontracting part of his production, he had a dispute in 1711 with the cabinetmaker Charles Bernonville regarding a defective bookcase.
As his business prospered, Gérard was able in 1725 to purchase the Magasin Général, a kind of furniture and furnishings depot located in the center of Paris, in the former Hôtel of the financier Jabach, rue Saint-Martin. At the same time, he acquired stock valued at 25,000 livres. The following year, in July 1726, he was received as a marchand-mercier. Upon his death in 1735, the value of his stock was appraised at the considerable sum of 116,838 livres.
His inventory included all kinds of furnishings: carved-wood seats and tables, mirrors and trumeaux, tapestries, lighting fixtures and gilt-bronze chenets, small bronzes, paintings, etc. Cabinetmaking represented barely 15% of the total value, consisting mainly of clocks (over eighty, of which thirty-four were unfinished), commodes (thirty-seven in number, including four unfinished, sixteen tombeau and seven Régence types), encoignures, serre-papiers, and secrétaires. The desks (twenty-three in all) ranked among the most expensive items. One notes, for example, the existence of a “large bureau in violetwood fitted with drawers, adorned with gilt-bronze mounts in or moulu, 600 L.” Large bookcases in ebonized wood or Boulle marquetry were valued between 100 and 250 L each, the most precious being a pair estimated at 4,000 L, corresponding to the armoire of Machault d’Arnouville and its counterpart.
While some of these pieces were second-hand goods, the majority were furnishings acquired by Gérard from his fellow Parisian cabinetmakers (attributable to Doirat, Painsun, Carel, and the so-called “maître aux pagodes”). Nevertheless, in 1736 Gérard still maintained a small functioning cabinetmaking workshop, equipped with seven benches and stocks of veneer woods (amaranth, rosewood, Cayenne wood, violetwood, and “bois rouge”). The workshop did not merely repair used goods, as the inventory lists several pieces in progress: four commodes, four bureaux, and two secrétaires, along with stocks of bronze or copper scrap and gilt-bronze mounts for commodes and bureaux.
Does the abbreviated stamp NG correspond to this small subset of pieces produced in his own workshop? This remains uncertain, as the wide variety of pieces bearing this mark shows no stylistic unity and does not allow a distinct corpus of works to be defined.
His clientele included a prince du sang (the Comte de Clermont) and the Duc de Noailles; magistrates such as the son of Samuel Bernard, Président des Rieux and Président Molé; Stanislas Leszczynski, King of Poland; ambassadors such as the Marquis de Castellar, ambassador of Spain, and Lord Waldegrave, ambassador of England; as well as wealthy foreigners such as the Prince of Carignan, the Comte de Hoym, Colonel des Suisses, and the financier Leriche de la Poplinière, the Comte de Wateville, and the Chevalier d’Erlac.
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