拍品專文
La finesse du trait, les corps et les doigts allongés, la technique mixte d'une grande précision évoque ici l'univers de l'école de Fontainableau et plus précisément un artiste primaticien, qui utilise la sanguine et le lavis de sanguine de manière très subtile et qu’il rehausse finement de blanc au pinceau. Le candidat le plus probable, Henri Lerambert (vers 1550- 1608) utilise parfois cette même technique. Citons par exemple un dessin qui pourrait lui être attribué, au sujet iconographique rare, Persinna et Hydaspe reconnaissant les signes distinctifs de Chariclée (Paris, Bibliothèque nationale de France, département des Estampes et de la Photographie, inv. B 5 rés ; G. Lambert, Dessins de la Renaissance. Collection de la Bibliothèque Nationale de France, cat. exp., Barcelone, Fundacio Catalunya, et Paris, Bibliothèque nationale de France, 2003-2004, n° 263).
Peintre des tapisseries du roi en 1600, il travaille à Fontainebleau depuis 1570 et exécute plusieurs cartons de tapisseries et dessins en rapport et notamment pour la tenture de l’Histoire de la vie du Christ, réalisée pour l’église Saint-Merri à Paris vers 1585. Il existe deux de ses dessins, mis au carreau, à la sanguine rehaussé de blanc, qui rappellent fortement la manière d’appliquer les blancs du présent dessin : Jésus et la femme adultère et La Réssurection de Lazarre. Le travail des rehauts de blanc, le traitement des corps nus, de la musculature et du sujet représenté évoquent également un troisième dessin de cette série pour les tentures de l’Histoire du Christ, exécuté à la pierre noire, sur un papier lavé bleu-vert avec des rehauts de lavis gris, La Résussection (fig. 1) qui peut être rapproché de la présente feuille (BnF, Cabinet des Estampes et de la Photographie, inv. Rés. B.5. ; G. Lambert, op. cit., 2003-2004, n° 104, 105, 107).
Sur le présent dessin, l’homme barbu agenouillé portant un énorme rocher à l’arrière-plan rappelle certaines figures michelangelesques. Le remploi de figures est en effet assez récurrent chez les artistes de l’école de Fontainebleau.
La figure de Saint Jean-Baptiste qui s’apprête à prendre de l’eau pour baptiser le Christ, et avec qui il échange un regard intense, est mise au carreau et totalement incisée: elle incite à penser qu’elle ait pu être gravée.
Fig. 1 H. Lerambert, La Résurrection, pierre noire, lavis bleu vert, rehaussé de blanc. BnF, département des Estampes et de la Photographie
Peintre des tapisseries du roi en 1600, il travaille à Fontainebleau depuis 1570 et exécute plusieurs cartons de tapisseries et dessins en rapport et notamment pour la tenture de l’Histoire de la vie du Christ, réalisée pour l’église Saint-Merri à Paris vers 1585. Il existe deux de ses dessins, mis au carreau, à la sanguine rehaussé de blanc, qui rappellent fortement la manière d’appliquer les blancs du présent dessin : Jésus et la femme adultère et La Réssurection de Lazarre. Le travail des rehauts de blanc, le traitement des corps nus, de la musculature et du sujet représenté évoquent également un troisième dessin de cette série pour les tentures de l’Histoire du Christ, exécuté à la pierre noire, sur un papier lavé bleu-vert avec des rehauts de lavis gris, La Résussection (fig. 1) qui peut être rapproché de la présente feuille (BnF, Cabinet des Estampes et de la Photographie, inv. Rés. B.5. ; G. Lambert, op. cit., 2003-2004, n° 104, 105, 107).
Sur le présent dessin, l’homme barbu agenouillé portant un énorme rocher à l’arrière-plan rappelle certaines figures michelangelesques. Le remploi de figures est en effet assez récurrent chez les artistes de l’école de Fontainebleau.
La figure de Saint Jean-Baptiste qui s’apprête à prendre de l’eau pour baptiser le Christ, et avec qui il échange un regard intense, est mise au carreau et totalement incisée: elle incite à penser qu’elle ait pu être gravée.
Fig. 1 H. Lerambert, La Résurrection, pierre noire, lavis bleu vert, rehaussé de blanc. BnF, département des Estampes et de la Photographie
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