Lot Essay
Sur ce petit panneau au format intimiste, le Christ apparaît sur fond doré, le visage empreint d'une douloureuse sérénité. Son cadre, sculpté dans le même bois que le support, porte une inscription latine ‘Sanchis filii hominum et salvatoris’ (‘Au Saint Fils de l’Homme et Sauveur’). Le revers de l’œuvre arbore un décor imitant le porphyre, technique répandue chez les peintres flamands de cette période : on évoquera entre autres le revers peint de La Vierge au chancelier Rolin de Jan van Eyck (1390-1441) conservée au musée du Louvre (Paris, inv. 1271 ; MR 705).
Ce panneau constituait le volet gauche d'un diptyque de dévotion privée dont le volet droit – une Mater Dolorosa au revers orné d'une tête de saint Jean Baptiste – est conservé dans une collection particulière néerlandaise (voir B. Descheemaeker, ‘Als ic can’, [cat. exp.], s. l., 2010, n°11). Sur son pendant, on lit l’inscription ‘Sit mater gratiae amoris et sancta spei’ (‘C'est la Mère de la miséricorde, de l'amour et de la sainte espérance’). Ce type de diptyque portatif associant le Christ souffrant à la Vierge de douleur répondait à une demande dévotionnelle très vive à l'époque, nourrie notamment par la Devotio moderna et son insistance sur la compassion pour la Passion du Christ.
Ce panneau constituait le volet gauche d'un diptyque de dévotion privée dont le volet droit – une Mater Dolorosa au revers orné d'une tête de saint Jean Baptiste – est conservé dans une collection particulière néerlandaise (voir B. Descheemaeker, ‘Als ic can’, [cat. exp.], s. l., 2010, n°11). Sur son pendant, on lit l’inscription ‘Sit mater gratiae amoris et sancta spei’ (‘C'est la Mère de la miséricorde, de l'amour et de la sainte espérance’). Ce type de diptyque portatif associant le Christ souffrant à la Vierge de douleur répondait à une demande dévotionnelle très vive à l'époque, nourrie notamment par la Devotio moderna et son insistance sur la compassion pour la Passion du Christ.
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