拍品專文
Inédit jusqu’à présent, notre tableau est une importante addition dans l’œuvre du peintre Pieter Boel (1622-1674). Cette grande assemblée d’animaux est caractéristique de l’art de l’un des plus grands peintres animaliers du XVIIe siècle. Dans une composition foisonnante, il réunit oiseaux et mammifères dans une étonnante harmonie : cygnes, dindon, faisans, paons, perroquets, canards et pigeons côtoient ici lion, renard, cerf, sanglier, bœuf et lapins. Chacun des animaux est observé avec une remarquable précision, dans son anatomie comme dans son attitude, tandis que la richesse des plumages et des pelages témoigne de l’extraordinaire virtuosité picturale de Boel. Héritier de la tradition flamande de Jan Fyt (1611-1661), dont il prolonge le goût pour l’observation directe du monde animal, il donne à ses modèles une présence et une individualité qui renouvellent profondément le genre.
Arrivé en France en 1669, Boel travaille auprès de Charles Le Brun (1619-1690), alors Premier peintre du roi, jusqu’en 1671. Cette période parisienne est déterminante : il est amené à observer et à dessiner les animaux de la Ménagerie royale de Versailles, constituant un véritable répertoire de modèles vivants. Ces études, réalisées avec une précision presque scientifique, nourriront ensuite ses grandes compositions et les prestigieuses entreprises décoratives de la cour. Sa contribution à l’art royal est telle qu’il est nommé peintre du roi en 1674, peu avant sa mort. Le dindon placé au premier plan à gauche de notre composition se retrouve notamment dans le grand tableau animalier conservé au Städel Museum de Francfort (inv. 774), témoignant de la réutilisation par l’artiste de modèles étudiés avec une attention toute particulière. Cette pratique, caractéristique de sa méthode, permettait à Boel de constituer progressivement un vaste répertoire d’animaux qu’il pouvait ensuite combiner dans des compositions ambitieuses.
La redécouverte de cette œuvre prend tout son sens à la lumière de l’importance aujourd’hui reconnue à Pieter Boel. Son travail fut notamment mis à l’honneur lors de l’exposition Pieter Boel (1622-1674) au musée du Louvre en 2001-2002, puis dans l’exposition Les Animaux du Roi, présentée au château de Versailles en 2021-2022. Cette dernière a souligné le rôle essentiel de la Ménagerie royale dans le renouvellement de la représentation animale au XVIIe siècle et la place centrale qu’y occupe Boel. Par ses dimensions, son extraordinaire diversité zoologique et la qualité de son observation, cette Allégorie de l'air et de la terre appartient pleinement à cette production qui fit de Boel le peintre par excellence des animaux de Louis XIV.
Arrivé en France en 1669, Boel travaille auprès de Charles Le Brun (1619-1690), alors Premier peintre du roi, jusqu’en 1671. Cette période parisienne est déterminante : il est amené à observer et à dessiner les animaux de la Ménagerie royale de Versailles, constituant un véritable répertoire de modèles vivants. Ces études, réalisées avec une précision presque scientifique, nourriront ensuite ses grandes compositions et les prestigieuses entreprises décoratives de la cour. Sa contribution à l’art royal est telle qu’il est nommé peintre du roi en 1674, peu avant sa mort. Le dindon placé au premier plan à gauche de notre composition se retrouve notamment dans le grand tableau animalier conservé au Städel Museum de Francfort (inv. 774), témoignant de la réutilisation par l’artiste de modèles étudiés avec une attention toute particulière. Cette pratique, caractéristique de sa méthode, permettait à Boel de constituer progressivement un vaste répertoire d’animaux qu’il pouvait ensuite combiner dans des compositions ambitieuses.
La redécouverte de cette œuvre prend tout son sens à la lumière de l’importance aujourd’hui reconnue à Pieter Boel. Son travail fut notamment mis à l’honneur lors de l’exposition Pieter Boel (1622-1674) au musée du Louvre en 2001-2002, puis dans l’exposition Les Animaux du Roi, présentée au château de Versailles en 2021-2022. Cette dernière a souligné le rôle essentiel de la Ménagerie royale dans le renouvellement de la représentation animale au XVIIe siècle et la place centrale qu’y occupe Boel. Par ses dimensions, son extraordinaire diversité zoologique et la qualité de son observation, cette Allégorie de l'air et de la terre appartient pleinement à cette production qui fit de Boel le peintre par excellence des animaux de Louis XIV.
.jpg?w=1)
.jpg?w=1)
.jpg?w=1)
.jpg?w=1)
