FRANCE, FIN DU XVIIE OU PREMIER TIERS DU XVIIIE SIÈCLE
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COLLECTION PRIVÉE BELGE
FRANCE, FIN DU XVIIE OU PREMIER TIERS DU XVIIIE SIÈCLE

Vénus accroupie d'après Antoine Coysevox et Rémouleur d'après Giovanni Battista Foggini

Details
FRANCE, FIN DU XVIIE OU PREMIER TIERS DU XVIIIE SIÈCLE
Vénus accroupie d'après Antoine Coysevox et Rémouleur d'après Giovanni Battista Foggini
paire de bronzes, les figures et les terrasses portant le poinçon au "C couronné"
H. Vénus : 33 cm (13 in.), H. Rémouleur : 27 cm (10 5⁄8 in.)
Provenance
Collection privée, Belgique.
Literature
Bibliographie comparative :
Pour la Vénus accroupie de Coysevox : J-M. Gaborit (dir.), Sculptures françaises II - Renaissance et Temps Modernes, Tome I, Paris, 1998, p. 173.
R. Wenley, French Bronzes in the Wallace Collection, Londres, The Trustees of The Wallace Collection, 2002.
Further details
A PAIR OF BRONZE FIGURES DEPICTING THE CROUCHING VENUS AFTER ANTOINE COYSEVOX AND THE ARROTINO AFTER GIOVANNI BATTISTA FOGGINI, FRENCH, LATE 17TH OR FIRST THIRD 18TH CENTURY


These two bronzes reproduce the celebrated marble figures commissioned by Louis XIV for the Parterre du Nord at the Palace of Versailles. The Arrotino, based on the antique prototype then preserved in the Uffizi Galleries in Florence, was sculpted in Florence in 1684 by Giovanni Battista Foggini (1652-1725) at the request of Louvois, Superintendent of the King's Buildings, before being sent to France the following year. The Crouching Venus was executed by the King's sculptor Antoine Coysevox (1640-1720), after the celebrated antique prototype, and completed in 1686. Although the two antique originals were unrelated, their juxtaposition on the northern terrace of Versailles established a lasting association. The marble sculptures are today preserved in the Musée du Louvre (inv. MR 1826 and MR 1853). Their pairing prompted a flourishing Parisian production of bronze reductions conceived as pendants, of which the present lot is an example.

Each bronze bears a crowned C mark, applied pursuant to the edict of February 1745, which required bronziers to stamp works made of copper or copper alloy with a distinctive letter in order to levy a tax on the sale of metals. This duty was collected only between 1745 and 1749, making it possible to date the casts to, or before, this period. Comparable examples, likewise bearing the crowned C, are preserved in the Wallace Collection, London (inv. S188 and S189). The Wallace pair is dated circa 1700-1715 by Robert Wenley and is therefore among the earliest known French reductions of this composition. Its provenance can be traced to the collection of the 4th Marquess of Hertford (1800-1870), a major collector of eighteenth-century French bronzes who lived principally in Paris.

Brought to you by

Hippolyte de la Féronnière
Hippolyte de la Féronnière Head of European Furniture Department

Lot Essay

Ces deux bronzes reproduisent les célèbres marbres commandés par Louis XIV pour le Parterre du Nord du château de Versailles. Le Rémouleur, copie de l'Arrotino antique alors conservé aux Offices de Florence, fut exécuté à Florence en 1684 par le sculpteur Giovanni Battista Foggini (1652–1725), sur demande de Louvois, surintendant des Bâtiments du Roi, avant d'être envoyé en France l'année suivante. La Vénus accroupie fut quant à elle réalisée par le sculpteur du roi Antoine Coysevox (1640–1720) d'après le prototype antique, et achevée en 1686. Les deux originaux antiques n'avaient aucun lien entre eux, mais leur rapprochement sur le perron nord de Versailles fit tradition. Les marbres originaux sont aujourd'hui conservés au musée du Louvre (inv. MR 1826 et MR 1853). Cet appariement suscita une importante production parisienne de réductions en bronze en paire, dont notre lot est un exemple.

Chacun des deux bronzes porte un C couronné, appliqué en vertu de l'édit de février 1745 qui imposait aux bronziers de frapper leurs ouvrages, réalisés en cuivre ou alliage de cuivre, d'une lettre distinctive afin de percevoir un droit sur la vente des métaux. Cette taxe ne fut perçue qu'entre 1745 et 1749, ce qui permet de situer la fonte avant ou au cours de cette période. Des exemplaires comparables, également marqués du C couronné, sont conservés à la Wallace Collection à Londres (inv. S188 et S189). La paire de la Wallace est datée vers 1700–1715 par Robert Wenley, donc l'une des plus anciennes réductions françaises connues de cette paire. Leur provenance remonte à la collection du IVe marquis de Hertford (1800–1870), grand collectionneur de bronzes français du XVIIIe siècle qui vécut principalement à Paris.

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