Lot Essay
Ces deux bronzes reproduisent les célèbres marbres commandés par Louis XIV pour le Parterre du Nord du château de Versailles. Le Rémouleur, copie de l'Arrotino antique alors conservé aux Offices de Florence, fut exécuté à Florence en 1684 par le sculpteur Giovanni Battista Foggini (1652–1725), sur demande de Louvois, surintendant des Bâtiments du Roi, avant d'être envoyé en France l'année suivante. La Vénus accroupie fut quant à elle réalisée par le sculpteur du roi Antoine Coysevox (1640–1720) d'après le prototype antique, et achevée en 1686. Les deux originaux antiques n'avaient aucun lien entre eux, mais leur rapprochement sur le perron nord de Versailles fit tradition. Les marbres originaux sont aujourd'hui conservés au musée du Louvre (inv. MR 1826 et MR 1853). Cet appariement suscita une importante production parisienne de réductions en bronze en paire, dont notre lot est un exemple.
Chacun des deux bronzes porte un C couronné, appliqué en vertu de l'édit de février 1745 qui imposait aux bronziers de frapper leurs ouvrages, réalisés en cuivre ou alliage de cuivre, d'une lettre distinctive afin de percevoir un droit sur la vente des métaux. Cette taxe ne fut perçue qu'entre 1745 et 1749, ce qui permet de situer la fonte avant ou au cours de cette période. Des exemplaires comparables, également marqués du C couronné, sont conservés à la Wallace Collection à Londres (inv. S188 et S189). La paire de la Wallace est datée vers 1700–1715 par Robert Wenley, donc l'une des plus anciennes réductions françaises connues de cette paire. Leur provenance remonte à la collection du IVe marquis de Hertford (1800–1870), grand collectionneur de bronzes français du XVIIIe siècle qui vécut principalement à Paris.
Chacun des deux bronzes porte un C couronné, appliqué en vertu de l'édit de février 1745 qui imposait aux bronziers de frapper leurs ouvrages, réalisés en cuivre ou alliage de cuivre, d'une lettre distinctive afin de percevoir un droit sur la vente des métaux. Cette taxe ne fut perçue qu'entre 1745 et 1749, ce qui permet de situer la fonte avant ou au cours de cette période. Des exemplaires comparables, également marqués du C couronné, sont conservés à la Wallace Collection à Londres (inv. S188 et S189). La paire de la Wallace est datée vers 1700–1715 par Robert Wenley, donc l'une des plus anciennes réductions françaises connues de cette paire. Leur provenance remonte à la collection du IVe marquis de Hertford (1800–1870), grand collectionneur de bronzes français du XVIIIe siècle qui vécut principalement à Paris.
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