Lot Essay
Cette pendule au lion peut être rattachée à la production du bronzier François Vion. Reçu maître bronzier en février 1764 et qualifié de ciseleur, il exerce rue Quincampoix à Paris. L’un de ses modèles les plus célèbres est une pendule figurant un « lion paisible », dont un dessin est conservé dans le fonds de la bibliothèque Doucet. Plusieurs exemplaires très proches de ce dessin sont aujourd’hui conservés dans des collections publiques, notamment une pendule signée François Vion et provenant des collections du prince de Condé, conservée au Mobilier national (inv. GML 9731), ainsi qu’un autre exemplaire au château de Pavlovsk, en Russie (inv. 1220-IV).
Par sa forme générale, la présente pendule semble avoir été réalisée d’après le modèle conçu par François Vion. Le lion apparaît dans une attitude paisible, quoique légèrement différente, reposant sur un parterre à décor de damier et supportant sur son dos un cadran, comme sur l’exemplaire du prince de Condé. On retrouve sur cette pendule plusieurs caractéristiques du style « à la grecque », qui se développe en France dans les années 1760-1770, telles que la cassolette ceinte d’une frise d’entrelacs et ornée de guirlandes de laurier. Empruntés au vocabulaire ornemental de l’Antiquité, ces motifs reflètent les recherches liées à la redécouverte des arts antiques, encouragée tant par les milieux érudits réunis autour de personnalités comme le comte de Caylus que par la diffusion de recueils d’estampes. Les découvertes archéologiques d’Herculanum et de Pompéi contribuèrent également à nourrir ce renouveau esthétique et à enrichir le répertoire des arts décoratifs. Néanmoins, cette pendule demeure caractéristique de la période de transition vers le néoclassicisme. Certains éléments décoratifs, notamment les feuilles d’acanthe qui coiffent le cadran, témoignent encore de l’héritage du style rocaille.
Des exemplaires identiques sont passés en vente publique ces dernières années, notamment celui provenant de la collection de Madame Djahanguir Riahi, vendu chez Sotheby’s Paris le 6 juillet 2017 (lot 115), un autre chez Christie’s Londres le 5 juillet 2013 (lot 131), un troisième chez Sotheby’s Londres le 9 avril 2008 (lot 162), et enfin un quatrième provenant de la collection Barletta de Cates, inventorié dans l’hôtel de Tourolle (actuel Salon du Cercle Interallié) en décembre 1779, vendu chez Christie’s Paris le 18 mars 2003 (lot 374).
Par sa forme générale, la présente pendule semble avoir été réalisée d’après le modèle conçu par François Vion. Le lion apparaît dans une attitude paisible, quoique légèrement différente, reposant sur un parterre à décor de damier et supportant sur son dos un cadran, comme sur l’exemplaire du prince de Condé. On retrouve sur cette pendule plusieurs caractéristiques du style « à la grecque », qui se développe en France dans les années 1760-1770, telles que la cassolette ceinte d’une frise d’entrelacs et ornée de guirlandes de laurier. Empruntés au vocabulaire ornemental de l’Antiquité, ces motifs reflètent les recherches liées à la redécouverte des arts antiques, encouragée tant par les milieux érudits réunis autour de personnalités comme le comte de Caylus que par la diffusion de recueils d’estampes. Les découvertes archéologiques d’Herculanum et de Pompéi contribuèrent également à nourrir ce renouveau esthétique et à enrichir le répertoire des arts décoratifs. Néanmoins, cette pendule demeure caractéristique de la période de transition vers le néoclassicisme. Certains éléments décoratifs, notamment les feuilles d’acanthe qui coiffent le cadran, témoignent encore de l’héritage du style rocaille.
Des exemplaires identiques sont passés en vente publique ces dernières années, notamment celui provenant de la collection de Madame Djahanguir Riahi, vendu chez Sotheby’s Paris le 6 juillet 2017 (lot 115), un autre chez Christie’s Londres le 5 juillet 2013 (lot 131), un troisième chez Sotheby’s Londres le 9 avril 2008 (lot 162), et enfin un quatrième provenant de la collection Barletta de Cates, inventorié dans l’hôtel de Tourolle (actuel Salon du Cercle Interallié) en décembre 1779, vendu chez Christie’s Paris le 18 mars 2003 (lot 374).
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