PENDULE AU LION D'ÉPOQUE TRANSITION
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COLLECTION PRIVÉE BELGE
PENDULE AU LION D'ÉPOQUE TRANSITION

VERS 1760, D'APRÈS UN MODÈLE DE FRANÇOIS VION

Details
PENDULE AU LION D'ÉPOQUE TRANSITION
VERS 1760, D'APRÈS UN MODÈLE DE FRANÇOIS VION
En bronze ciselé et doré, le cadran émaillé sommé d'une cassolette ceinte de guirlandes de lauriers et soutenue par un lion passant reposant sur une terrasse à motifs de losanges, dédicacée 'In Memory of Dora Macdonald, Sept the 18th 1854. To James Martin Esq. the nephew of her husband, Gen Sir John Macdonald, GCB', la base rectangulaire en placage d'ébène, ornée de branches de chêne enrubannées et de fleurons dans les angles, reposant sur quatre petits pieds boule ornés de feuilles d'eau
H. 57 cm. (22 ¼ in.) ; L. 39 cm. (15 ¼ in.) ; P. 22,5 cm. (8 ¾ in.)
Provenance
D'après l'inscription sur la base, ancienne collection de James Martin, Esq., neveux du général Sir John Macdonald ;
Collection privée belge.
Literature
Bibliographie comparative :
H. Ottomeyer, P. Proschel et al., Vergoldete Bronzen I, Munich, 1986, pp. 192-193, fig. 3.11.4, 3.11.6.
Tardy, La Pendule française dans le monde, du style Louis XVI à la période Louis XVIII-Charles X, 2e partie, Paris, 1987, p. 17.
E. Ducamp, Pavlosk, les Collections, Paris, 1993, p. 178.
J-D. Augarde, Les Ouvriers du Temps, Geneva, 1996, p. 54, fig. 36.
P. Kjellberg, Encyclopédie de la pendule française, Paris, 1997, pp. 278-279, fig. E.
E. Niehüser, French bronze clocks, 1700-1830, a study of the Figural Images, Atglen, 1999, p. 237.
Mobilier national, « Fastes du pouvoir, objets d’exception », Paris, 12 mai 2007-30 septembre 2007, pp. 17-18, n°5.
Further details
A LATE LOUIS XV GILT-BRONZE AND EBONY LION MANTEL CLOCK, CIRCA 1760, AFTER A MODEL BY FRANÇOIS VION

This lion clock can be attributed to the production of the bronzier François Vion. Received as a master bronzier in February 1764 and described as a chaser, he practised his trade on rue Quincampoix in Paris. One of his most celebrated models is a clock featuring a “peaceful lion”, a drawing of which is preserved in the Doucet Library collection. Several examples closely corresponding to this design are now held in public collections, including a clock signed by François Vion and formerly in the collection of the Prince de Condé, now preserved at the Mobilier national (inv. GML 9731), as well as another example at Pavlovsk Palace in Russia (inv. 1220-IV).

In its overall form, the present clock appears to have been made after the model designed by François Vion. The lion is depicted in a peaceful pose, albeit with slight variations, resting on a chequerboard-patterned platform and supporting a dial on its back, as on the example formerly belonging to the Prince de Condé. Several characteristic features of the à la grecque style, which developed in France during the 1760s and 1770s, can be identified on this clock, including the vase-shaped finial encircled by an interlaced frieze and adorned with laurel garlands. Borrowed from the ornamental vocabulary of Antiquity, these motifs reflect the renewed interest in ancient art, fostered both by scholarly circles gathered around figures such as the Comte de Caylus and by the circulation of printed ornament collections. Archaeological discoveries at Herculaneum and Pompeii also helped fuel this aesthetic revival and enrich the repertoire of the decorative arts. Nevertheless, this clock remains characteristic of the transitional period towards Neoclassicism. Certain decorative elements, notably the acanthus leaves crowning the dial, still bear witness to the legacy of the Rococo style.

Identical examples have appeared at public auction in recent years, including the clock from the collection of Madame Djahanguir Riahi, sold at Sotheby’s Paris on 6 July 2017 (lot 115); another sold at Christie’s London on 5 July 2013 (lot 131); a third sold at Sotheby’s London on 9 April 2008 (lot 162); and, finally, an example from the Barletta de Cates collection, recorded in the Hôtel de Tourolle (now the Salon of the Cercle Interallié) in December 1779, sold at Christie’s Paris on 18 March 2003 (lot 374).

Brought to you by

Hippolyte de la Féronnière
Hippolyte de la Féronnière Head of European Furniture Department

Lot Essay

Cette pendule au lion peut être rattachée à la production du bronzier François Vion. Reçu maître bronzier en février 1764 et qualifié de ciseleur, il exerce rue Quincampoix à Paris. L’un de ses modèles les plus célèbres est une pendule figurant un « lion paisible », dont un dessin est conservé dans le fonds de la bibliothèque Doucet. Plusieurs exemplaires très proches de ce dessin sont aujourd’hui conservés dans des collections publiques, notamment une pendule signée François Vion et provenant des collections du prince de Condé, conservée au Mobilier national (inv. GML 9731), ainsi qu’un autre exemplaire au château de Pavlovsk, en Russie (inv. 1220-IV).

Par sa forme générale, la présente pendule semble avoir été réalisée d’après le modèle conçu par François Vion. Le lion apparaît dans une attitude paisible, quoique légèrement différente, reposant sur un parterre à décor de damier et supportant sur son dos un cadran, comme sur l’exemplaire du prince de Condé. On retrouve sur cette pendule plusieurs caractéristiques du style « à la grecque », qui se développe en France dans les années 1760-1770, telles que la cassolette ceinte d’une frise d’entrelacs et ornée de guirlandes de laurier. Empruntés au vocabulaire ornemental de l’Antiquité, ces motifs reflètent les recherches liées à la redécouverte des arts antiques, encouragée tant par les milieux érudits réunis autour de personnalités comme le comte de Caylus que par la diffusion de recueils d’estampes. Les découvertes archéologiques d’Herculanum et de Pompéi contribuèrent également à nourrir ce renouveau esthétique et à enrichir le répertoire des arts décoratifs. Néanmoins, cette pendule demeure caractéristique de la période de transition vers le néoclassicisme. Certains éléments décoratifs, notamment les feuilles d’acanthe qui coiffent le cadran, témoignent encore de l’héritage du style rocaille.

Des exemplaires identiques sont passés en vente publique ces dernières années, notamment celui provenant de la collection de Madame Djahanguir Riahi, vendu chez Sotheby’s Paris le 6 juillet 2017 (lot 115), un autre chez Christie’s Londres le 5 juillet 2013 (lot 131), un troisième chez Sotheby’s Londres le 9 avril 2008 (lot 162), et enfin un quatrième provenant de la collection Barletta de Cates, inventorié dans l’hôtel de Tourolle (actuel Salon du Cercle Interallié) en décembre 1779, vendu chez Christie’s Paris le 18 mars 2003 (lot 374).

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