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HERMENEGILDO ANGLADA-CAMARASA (BARCELONE 1871-1959 POLLENÇA)
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HERMENEGILDO ANGLADA-CAMARASA (BARCELONE 1871-1959 POLLENÇA)

La gata rosa

Details
HERMENEGILDO ANGLADA-CAMARASA (BARCELONE 1871-1959 POLLENÇA)
La gata rosa
signé 'H. Anglada-Camarasa' (en bas à droite)
huile sur toile, non rentoilée
103,7 x 190,3 cm. (40 7/8 x 74 7/8 in.)
Provenance
Peut-être acquis directement auprès de l'artiste par Alberto López Buchardo, en 1908.
Acquis par Adán C. Diehl, Buenos Aires, en 1911, pour 20,000 frs ;
Puis légué au Museum of Fine Arts, Toledo, en 1931 ; jusqu'à
Leur vente, Sotheby’s, Londres, 18 novembre 2003, lot 224 ;
Où acquis par le propriétaire actuel.
Literature
‘Notas de Arte. Un cuadro de Anglada’, El Diario Espanol, Buenos Aires, 13 décembre 1911, comme La gatita rosa.
‘Las maravillas del arte’, La Illustración Sud Americana, Buenos Aires, 15 décembre 1911, 19e année, no. 455, p. 354, ill., comme La gatita rosa.
Didac, ‘Exposició Anglada’, Resurgiment, Buenos Aires, novembre 1916, no. 4. (non vérifié)
'La estética de Anglada Camarasa. Exposición de sus obras’, La Prensa, Buenos Aires, 18 octobre 1916, ill., comme La gata rosa.
A. Chiappori, ‘El color y la forma’, La belleza invisible, Buenos Aires, 1919, comme La gatita rosa (non vérifié)
S. Hutchinson Harris, 'Hermengildo Anglada-Camarasa', The Studio, Londres, janvier 1926, vol. XCI, no. 394, pp. 3-10, ill., comme La gata rosa.
'Una exposició d'obres d'Anglada-Camarasa a Londres', Cataluña, Buenos Aires, janvier 1932, année II, no.16, cité. (non vérifié)
G. Blake-More, Catalogue of European Paintings, Toledo Museum of Art, 1939, pp. 34-35, ill., comme On the sofa.
T. Cittadini, ‘Los que pintaron en Mallorca: Hermen Anglada-Camarasa’, Revista del circulo de Bellas Artes, Palma de Mallorca, janvier-juin 1947, 4e année, no. 25-30, pp. 1-3, cité.
O. de Montsant, ‘En Buenos Aires. Anglada Camarasa’, La Vanguardia Española, Barcelone, 19 novembre 1955, cité p. 12, comme La gatita rosa.
Toledo Museum of Art, The Toledo Museum of Art, European Paintings, Toledo, 1976, p. 387, ill., comme La Gata Rosa.
F. Fontbona et F. Miralles, Anglada-Camarasa, Barcelone, 1981, p. 262, no. C41, ill. pp. 100-101.
F. Miralles et R. Sanjuán, ‘Anglada Camarasa en la Argentina’, V Jornades d’Estudis Catalano-Americans, mai 1993, Barcelone, 1997, cité p. 255.
F. Miralles et C. Sanjuán, Anglada-Camarasa y Argentina, Sabadell, 2003, p. 86 et p. 194, no. 25, ill.
Exhibited
Buenos Aires, Salon Witcomb, Exposición International de Arte del Centenario, décembre 1911, comme La gatita rosa.
Buenos Aires, Salon Witcomb, 1915, comme La gatita rosa.
Buenos Aires, Musée des Beaux-Arts, Salle Parmenio Piñero, Exposición Anglada-Camarasa, inauguré le 14 octobre 1916, no. 8, comme El descanso, La gata rosa.
Barcelone, Palais National, Exposició Internacional de Belles Arts, 1929-30, comme La gata rosa.
Liverpool, Walker Art Gallery, 58th Autumn Exhibition, 1930, no. 246, comme The Pink Puss.
Probablement Pittsburgh, Carnegie Institute, 29th International Exhibition of Paintings, 11 janvier-15 février 1931.
Chicago, Art Institute, European Paintings from the 29th Carnegie International Exhibition, 10 mars-21 avril 1931, no. 171, comme Pink Puss.
Providence, Rhode Island School of Design, Modern Spanish Paintings, mars 1934, no. 2, comme The Pink Puss.
Special Notice

ƒ: In addition to the regular Buyer’s premium, a commission of 5.5% inclusive of VAT of the hammer price will be charged to the buyer. It will be refunded to the Buyer upon proof of export of the lot outside the European Union within the legal time limit. (Please refer to section VAT refunds)
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Post Lot Text
H. ANGLADA-CAMARASA, THE PINK PUSS, OIL ON CANVAS, UNLINED, SIGNED

Lot Essay

Après un voyage à Valence durant l’été 1904, Anglada Camarasa retourne à Paris, période à laquelle il synthétise les influences du décorativisme hispanique dans son travail. Son succès se fait particulièrement ressentir en Europe avec une réception très favorable à son œuvre, notamment en Italie et chez les artistes de l’Ecole moderne Russe comme Maksim Gorka, Sergei Diaghilev, Vsevolod Meyerhold and Vasili Kandinsky parmi lesquels se trouvent ses plus fervents admirateurs. Son influence va jusqu’à toucher de jeunes artistes à l’instar de Pablo Picasso, de dix ans son cadet, avec qui il se lie lors de son séjour à Montmartre ; ou encore María Blanchard qui fut son élève entre 1908 et 1913. Jusqu’en 1914, il participe à de nombreuses expositions internationales : Munich, Venise (Biennales VI, VII et XI), Paris (Salon national, Salon d'automne et Salon des Orientalistes), Barcelone, Berlin, Londres, Zurich, Buenos Aires (Grand Prix, 1910), Rome (Grand Prix, 1911), Prague et Moscou.
Au sommet de sa carrière, Anglada Camarasa se tourna vers les grands formats, des compositions plus complexes et un choix de couleurs plus intenses et plus pures. La Gata Rosa correspond à cette période de travail sur grand format dont la taille rappelle celle des toiles présentées dans les expositions de renom et dans les Salons de l’époque. Le peintre y présente un de ses thèmes favoris de sa seconde période parisienne (1904-1914) : le portrait féminin. Ici est représentée Georgette Leroy, la femme du compositeur et pianiste argentin Ramón Alberto López Buchardo venu en France en 1907 pour être étudiant de Camarasa. La peinture fut rapidement vendue à un autre argentin et ami de l’artiste, Adam Diehl, pour 20 000 francs. C’est certainement à cette époque que le visage du modèle original a été remplacé par l’artiste lui-même pour un visage plus anonyme.
Le professeur Francesc Fontbona date l’œuvre autour de 1908. Bien que le visage de Georgette ait subi des modifications avant son exposition à Buenos Aires en 1916, il subsiste une photographie de la composition originale (voir fig. 1). Dans le musée dédié à l’artiste, à Majorque, on trouve des dessins préparatoires de ce nouveau visage dont plusieurs parties s’éloignent du réalisme du portrait pour se rapprocher de la mode prédominante de la Belle Epoque (voir fig. 2). Il n’était pas rare qu’Anglada Camarasa retravaille ses compositions une fois terminées. De même, dans Les Opals, daté de 1905 - en comparant à des photographies de son studio - l’artiste modifie les couleurs et la composition, introduisant ainsi de nouveaux éléments ou plutôt altérant ceux déjà existants.
Au regard des autres compositions tardives dans lesquelles la personne portraiturée figure allongée sur un sofa (voir La fille Anglaise ou le Portrait de Marianne Willenson, tous deux datés de 1911), La Gata Rosa rencontre un succès unanime. Les courbes du modèle font écho à celles du sofa, créant un rythme magnétique dans lequel le spectateur est happé par les yeux hypnotiques du “chat”. Le tout, dans une palette de couleurs vives qui va des blancs de Georgette, aux roses, jusqu’au vert du sofa et au gris de l’arrière-plan. La richesse des couleurs est accentuée par l’utilisation généreuse et l’impasto du pigment appliqué directement sur la toile. Ce style fait écho aux travaux d’Egon Schiele et de Gustav Klimt (voir fig. 3.) qui lui étaient familiers, comme mentionné précédemment, depuis leur rencontre aux expositions internationales.
Dans La Gata Rosa, Anglada Camarasa propose, avec des dérives expressionnistes et une technique très personnelle fondée sur la plasticité chromatique, une contribution des plus audacieuses au post impressionnisme. Cet ensemble d’éléments font qu’aujourd’hui, ce travail est considéré par les experts comme son chef d’œuvre, peint au plus grand moment de sa carrière et de sa production artistique de toiles importantes à l’image de La Gata Rosa, El tango de la corona, El ídolo ou Valencienne entre deux lumières. C’est donc sans surprise que le Professeur Fontbona, lui dédie la couverture de sa monographie.



Following a trip to Valencia in the summer of 1904, Anglada Camrasa returns to Paris and synthesises in his Parisian work the influences from the hispanic decorativism. He grew more successful throughout Europe and his work found a particularly favourable publid in Italy and amongst the artists of the Russian modern school, including among his admirers Maksim Gorka, Sergei Diaghilev, Vsevolod Meyerhold and Vasili Kandinsky. His influence also reached young artists like Pablo Picasso, ten years younger than him and with whom he contacted during his stay in Montmartre, or María Blanchard, who was his student between 1908 and 1913. Up until 1914, he participated in numerous international exhibitions: Munich, Venice (Biennales VI, VII and XI), Paris (Salon National, Salon d'Automne and Salon des Orientalistes), Barcelona, ??Berlin, Brussels, London, Zurich, Buenos Aires (Grand Prix, 1910), Rome (Grand Prix , 1911), Prague and Moscow. He shared the roman award with other artists, such as Klimt, Hammershoi, Mestrovic, Manzini, Zorn and Zuloaga, which irritated him deeply, because, it was said, he had been the most voted artist by the jury.
At the height of his career, Anglada Camarasa tended to work on a larger scale, built increasingly complex compositions, and chose more intense and pure colours. La Gata Rosa corresponds to this period of large-scale works, having being painted in the usual size for large exhibitions and salons of the time. Here the painter shows us one of his favourite themes in this second Parisian period (1904 - 1914): the female portrait. In this case it is Georgette Leroy, wife of the Argentinean composer and pianist Ramón Alberto López Buchardo, who had moved to Paris in 1907 to become a student of the painter. The work would be sold shortly to another Argentinean friend of the artist, Adam Diehl, for 20,000 francs.
Professor Francesc Fontbona dates the present work towards 1908. The portrait underwent modifications prior to 1916, when it was exhibited in Buenos Aires; these modifications focused on Georgette's face, but a photograph of the original composition survives (see fig. 1). In the museum dedicated to the painter in Mallorca, there is also a preparatory drawing of the new face, with factions far removed from the realism of a portrait and more in keeping with the predominant fashion of the Belle Epoque (see fig. 2). however, it was not unusual for Anglada Camarasa to return t finished compositions; in The Opals, dated in 1905, the artist modifies the colour and composition - introducing new elements or altering some already existing ones -, as we have been able to verify by comparing them to photos of his studio.
Judging by other later compositions, where the portrayed appear reclining on a sofa (see The English Girl or the portrait of Marianne Willenson, both dated in 1911), the success of La Gata Rosa was unanimous. The curves of the model echo those of the sofa, creating a magnetic rhythm in which the viewer is ultimately caught by the hypnotic eyes of "the cat". All with a vivid colour palette that ranges from Georgette's whites and roses to the green of the sofa and the gray background. The richness of these colours is accentuated by its generous application and impasto, applying the pigment directly on the canvas. This style recalls the works of Egon Schiele and Gustav Klimt (see Fig. 3.); which were familiar to him since, as already mentioned, they had coincided in international exhibitions.
In La Gata Rosa, Anglada Camarasa makes a personal contribution to the boldest post-impressionism, with certain expressionistic derivations and a very personal technique based on chromatic plasticity. All this means that today this work is considered by experts as his masterpiece, painted at the height of his artistic maturity and production of important canvases such as Campesinos de Gandía, El tango de la corona, El ídolo or Valenciana between two lights. It is not surprising that Professor Fontbona, in his monograph of the artist, dedicated the cover to him.

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