Design français du milieu du 20e siècle : introduction aux maîtres
Le milieu du 20e siècle marque l’apogée de l’art de vivre à la française. Neuf designers pionniers, dont des créations ont été proposées à la vente chez Christie’s, y ont contribué.

De g. à dr. : Georges Jouve (1910-1964), Cylindre, vers 1955 (adjugé pour € 81 900) ; Jean Royère (1902-1981), lampadaire Persan, vers 1955 (€ 516 600) ; Jean Prouvé (1901-1984), chaise Métropole n° 305, vers 1950 (€ 15 120). Vente Christie’s Paris du 21 mai 2025.
Jacques Adnet (1900-1984)
Jacques Adnet (1900-1984), bureau, vers 1946, 79 x 210,5 x 83,5 cm. Vente Christie’s Paris du 21 mai 2025 (€ 27 720).
Jacques Adnet commence par travailler avec son frère jumeau, Jean Adnet, sous la signature « J. J. Adnet ». En 1928, il prend la direction de la Compagnie des Arts Français et collabore avec des designers qui marqueront leur époque, notamment Francis Jourdain, Charlotte Perriand et Georges Jouve. Parmi ses projets personnels, nous pouvons citer la rénovation des appartements du président de la République à l’Élysée et la décoration de la salle de réunion du siège de l’UNESCO, également à Paris.
Pierre Chareau (1883-1950)
La carrière de Pierre Chareau en tant que designer est relativement brève, mais influente, de 1919 au début des années 1930. À l’origine de l’élan moderniste dans le champ de l’architecture, il voit peu de différence entre la conception d’un bâtiment et celle d’un meuble, si ce n’est la question de l’échelle. Considérant l’espace comme un tout auquel le mobilier doit contribuer, il conçoit l’intérieur, selon les termes de Le Corbusier, comme une « machine à habiter ».
Pierre Chareau privilégie les essences exotiques (ébène de Macassar, acajou, palissandre, palmier) et aime jouer avec les contrastes des matériaux et des couleurs, créant un dialogue entre les tons chauds (bois) et la qualité industrielle de métaux tels que le fer ou l’acier.
L’aménagement de l’appartement parisien de Jean Dalsace et de son épouse Annie Bernheim en 1919 constitue son premier projet indépendant. Les époux Dalsace deviendront ses principaux clients, lui confiant neuf ans plus tard la conception d’une autre demeure parisienne, la Maison de Verre, édifiée entre 1928 et 1932. Considérée comme l’œuvre majeure de Pierre Chareau, cette icône de l’architecture moderne témoigne de l’originalité des idées du designer.
Georges Jouve (1910-1964)
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Georges Jouve (1910-1964), Coupe, vers 1955 (jaune), 6,5 x 18 x 9 cm, et Coupe, vers 1958 (noire), 7 x 18,5 x 9,5 cm. Vente Christie’s Paris du 21 mai 2025 (€ 10 710).
Le Corbusier (1887-1965)
Le Corbusier (1887-1965), Borne d’éclairage, vers 1951-1954, 90,5 x 89 x 57 cm. Vente Christie’s Paris du 21 mai 2025 (€ 32 760).
S’il cesse de créer du mobilier après 1929 pour se concentrer sur l’architecture, Le Corbusier continue à s’investir dans l’aménagement intérieur des bâtiments qu’il conçoit : il ainsi l’auteur de tous les meubles, tapis et luminaires des appartements de la Cité Radieuse de Marseille (1947-1952).
En 1958, Heidi Weber, propriétaire d’une galerie de mobilier moderne et d’architecture d’intérieur à Zurich, convainc Le Corbusier de relancer l’édition de quatre de ses sièges iconiques. La série, qui marque le début d’une amitié durable et d’une collaboration exceptionnelle, connaît un grand succès commercial.
Serge Mouille (1922-1988)
Serge Mouille (1922-1988), colonne lumineuse Grand Totem, vers 1962, 174 x 20 cm. Vente Christie’s Paris du 21 mai 2025 (€ 56 700).
Alexandre Noll (1890-1970)
Alors que nombre de ses contemporains adoptent les nouvelles techniques industrielles et se tournent vers la production de masse, Noll sélectionne personnellement ses matériaux et fabrique ses pièces à la main, qui sont donc des créations uniques. Ses essences préférées sont l’ébène, le hêtre, le sycomore et le poirier.
Dans son activité de designer, Noll ne se soucie guère des tendances, laissant le matériau guider son travail. Comme le dira sa fille Odile, « c’était la forme du bois qui l’inspirait ». Les créations d’Alexandre Noll ont intégré les collections d’institutions telles que le Musée national d’art moderne à Paris, et des collections privées, comme celle du couturier Wolfgang Joop.
Charlotte Perriand (1903-1999)
Charlotte Perriand (1903-1999), buffet Forme libre, 1956, 91 x 234 x 49 cm. Vente Christie’s Paris du 21 mai 2025 (€ 277 200).
Jean Prouvé (1901-1984)
Jean Prouvé (1901-1984), paire de fauteuils Visiteur, vers 1945, 87 x 71 x 91 cm. Vente Christie’s Paris du 21 mai 2025 (€ 352 800).
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Jean Royère (1902-1981)
Jean Royère (1902-1981), paire de fauteuils Éléphanteau (version haute) et ottoman, 1950. Fauteuils : 110 x 85 x 84,5 cm. Ottoman : 45 x 65 x 57 cm). Vente Christie’s Paris du 21 mai 2025 (€ 1 129 000).
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Jacques Adnet (1900-1984)
Jacques Adnet (1900-1984), bureau, vers 1946, 79 x 210,5 x 83,5 cm. Vente Christie’s Paris du 21 mai 2025 (€ 27 720).
Jacques Adnet commence par travailler avec son frère jumeau, Jean Adnet, sous la signature « J. J. Adnet ». En 1928, il prend la direction de la Compagnie des Arts Français et collabore avec des designers qui marqueront leur époque, notamment Francis Jourdain, Charlotte Perriand et Georges Jouve. Parmi ses projets personnels, nous pouvons citer la rénovation des appartements du président de la République à l’Élysée et la décoration de la salle de réunion du siège de l’UNESCO, également à Paris.
Pierre Chareau (1883-1950)
La carrière de Pierre Chareau en tant que designer est relativement brève, mais influente, de 1919 au début des années 1930. À l’origine de l’élan moderniste dans le champ de l’architecture, il voit peu de différence entre la conception d’un bâtiment et celle d’un meuble, si ce n’est la question de l’échelle. Considérant l’espace comme un tout auquel le mobilier doit contribuer, il conçoit l’intérieur, selon les termes de Le Corbusier, comme une « machine à habiter ».
Pierre Chareau privilégie les essences exotiques (ébène de Macassar, acajou, palissandre, palmier) et aime jouer avec les contrastes des matériaux et des couleurs, créant un dialogue entre les tons chauds (bois) et la qualité industrielle de métaux tels que le fer ou l’acier.
L’aménagement de l’appartement parisien de Jean Dalsace et de son épouse Annie Bernheim en 1919 constitue son premier projet indépendant. Les époux Dalsace deviendront ses principaux clients, lui confiant neuf ans plus tard la conception d’une autre demeure parisienne, la Maison de Verre, édifiée entre 1928 et 1932. Considérée comme l’œuvre majeure de Pierre Chareau, cette icône de l’architecture moderne témoigne de l’originalité des idées du designer.
Georges Jouve (1910-1964)
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Georges Jouve (1910-1964), Coupe, vers 1955 (jaune), 6,5 x 18 x 9 cm, et Coupe, vers 1958 (noire), 7 x 18,5 x 9,5 cm. Vente Christie’s Paris du 21 mai 2025 (€ 10 710).
Le Corbusier (1887-1965)
Le Corbusier (1887-1965), Borne d’éclairage, vers 1951-1954, 90,5 x 89 x 57 cm. Vente Christie’s Paris du 21 mai 2025 (€ 32 760).
S’il cesse de créer du mobilier après 1929 pour se concentrer sur l’architecture, Le Corbusier continue à s’investir dans l’aménagement intérieur des bâtiments qu’il conçoit : il ainsi l’auteur de tous les meubles, tapis et luminaires des appartements de la Cité Radieuse de Marseille (1947-1952).
En 1958, Heidi Weber, propriétaire d’une galerie de mobilier moderne et d’architecture d’intérieur à Zurich, convainc Le Corbusier de relancer l’édition de quatre de ses sièges iconiques. La série, qui marque le début d’une amitié durable et d’une collaboration exceptionnelle, connaît un grand succès commercial.
Serge Mouille (1922-1988)
Serge Mouille (1922-1988), colonne lumineuse Grand Totem, vers 1962, 174 x 20 cm. Vente Christie’s Paris du 21 mai 2025 (€ 56 700).
Alexandre Noll (1890-1970)
Alors que nombre de ses contemporains adoptent les nouvelles techniques industrielles et se tournent vers la production de masse, Noll sélectionne personnellement ses matériaux et fabrique ses pièces à la main, qui sont donc des créations uniques. Ses essences préférées sont l’ébène, le hêtre, le sycomore et le poirier.
Dans son activité de designer, Noll ne se soucie guère des tendances, laissant le matériau guider son travail. Comme le dira sa fille Odile, « c’était la forme du bois qui l’inspirait ». Les créations d’Alexandre Noll ont intégré les collections d’institutions telles que le Musée national d’art moderne à Paris, et des collections privées, comme celle du couturier Wolfgang Joop.
Charlotte Perriand (1903-1999)
Charlotte Perriand (1903-1999), buffet Forme libre, 1956, 91 x 234 x 49 cm. Vente Christie’s Paris du 21 mai 2025 (€ 277 200).
Jean Prouvé (1901-1984)
Jean Prouvé (1901-1984), paire de fauteuils Visiteur, vers 1945, 87 x 71 x 91 cm. Vente Christie’s Paris du 21 mai 2025 (€ 352 800).
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Jean Royère (1902-1981)
Jean Royère (1902-1981), paire de fauteuils Éléphanteau (version haute) et ottoman, 1950. Fauteuils : 110 x 85 x 84,5 cm. Ottoman : 45 x 65 x 57 cm). Vente Christie’s Paris du 21 mai 2025 (€ 1 129 000).
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